19 juin 2008

Kathmandu

Ca y est Delhi-Kathmandu par la route, un bel objectif atteint!
Nous sommes dans le quartier de Thamel. Le seul quartier "vivable" de la capitale, tellement l’air est pollue, les rues defoncees meme sur les grands axes, ce qui fait de Thamel le quartier touristique, qd il y a des touristes! Car il y a peu de monde dans les rues, bien moins qu’en Inde. Le Nepal est reste une destination "hippie", et certains vieux routards ne sont pas la depuis la derniere pluie moussonnique. De l’epoque flower power reste une ambiance bien decontractee dans les bars de la ville… et les shops qui fourmillent dans les rues vendent tout ce qu’il faut pour refaire une deco "world" a la maison!
Notre hotel est bien, le personnel est cool maintenant que l’enquete sur le suicide est bouclee. Ahah.
Mais voila, nous sommes confrontes a une autre donnee climatique, la mousson. Pas tres surpris quand la premiere grosse journee de pluie nous tomba dessus, mais …le deuxieme jour…!
Incroyable de voir la ville se metamorphoser, a l’instant ou la premiere goutte tombe. Les pousse-pousse installent une bache en plastique au-dessus de leur velo tunning, au meme instant ils sont tous pris d’assaut, pareil pour les taxis, et TOUT LE MONDE a un parapluie. Les seuls qui se mouillent avec le sourire sont les petits Blancs qui vont se refugier vers une connexion internet. Hehe.

Photos:
-Monkey Temple, colline de Swayanbun
-Kathmandu streets
-Durbar Square

et allez voir les photos de Benares, un peu plus bas, si vous les avez ratees!

14 juin 2008

On the road to Kathmandu

On nous l'avait pourtant bien dit que c'etait pas facile d'aller au Nepal par la route.

Mais j'ai toujours pense qu'a vaincre sans peril, on triomphe sans gloire.

Et puis quoi, on parle du NEPAL! Ce petit pays montagneux qui heberge avec le Tibet les plus hauts sommets de la planete, le Toit du Monde. 8848m pour l'Everest, mais ca a peut-etre change depuis mon ecole primaire. Nous avons soif de fraicheur, de verdure a perte de vue, ces pentes vertigineuses coiffees par les neiges eternelles...
Notre lyrisme est pertube par les quelques mesaventures du trajet.

Ca commence donc a la gare de Benares. Nous livrons une lutte sans merci pour arriver a monter dans notre train de nuit. Il y a une foule incroyable et on a l'impression que tout le monde veut monter dans notre wagon! C'est une veritable guerre pour arriver jusqu'a nos couchettes, que seulement une experience de vie en Inde nous a prepares a donner. Si seulement ca avait ete le bon train! Ce n'est qu'une fois installes sur nos couchettes (toujours en classe Sleeper), presque prets pour la nuit, qu'un Indien reclame nos places, verifie nos tickets et nous apprend que ce train-ci part pour Mumbai (Bombay)! Notre train est donc en retard, c'est la folie a Benares. Et on a eu chaud, car le train avait commence a partir, lentement, quand nous sommes enfin arrives a descendre du wagon!
Apres quelques changements de quais, nous voila enfin partis.

Destination Gorakhpur, d'ou nous pouvons prendre un bus pour rejoindre la frontiere nepalaise. Le bus nous emmene en quelques heures a 2km de la fameuse frontiere Sunauli-Belahya. La seule au Nord a pouvoir etre empruntee par les etrangers. Cyclo-rickshaw, puis money change : en tant que foreigners, il nous faut des US dollars pour payer le visa, ou des euros mais ni Joanne ni moi n'avons de devises europeennes (depuis quelques mois meme!). Le visa paye, les formalites au point, nos premiers nepalais rencontres (bon, OK, ils sont fonctionnaires a l'Immigration) nous accueillent par un grand "Namaste! Welcome to Nepal!" tout sourire, et en choeur. Il est 16h et nous sommes les premiers etrangers de la journee a passer la frontiere, si on ne compte pas le Finlandais qui nous a grille d'une heure.

Bonheur de passer cette porte symbolique! La temperature n'est pas moins chaude, mais il y a indeniablement plus de sourires et cela peut rafraichir meme le plus fatigue des routards.
Reste a attendre Tiphaine, une amie de Pondicherry, que nous avons croise par hasard a Varanasi, et nous avions decide de s'attendre a la frontiere. Elle arrivera pour prendre un bus ensemble. Night bus, s'il vous plait. Sans clim, merci. Et prudence sur la route hein. Pas de crevaisons par exemple ahah. Et la vient la suite du trajet galere.

Le premier pneu qui eclate fait un bruit qui nous a tous reveilles. Une bonne heure pour changer le pneu, enorme le pneu, faut dire. On repart avec un bruit pas tres rassurant: les Nepalais ne sont pas rassures eux-meme. On s'arrete donc prendre une autre roue de secours dans un garage local. (Evidemment que le garage du coin a des roues de bus d'1,5m de diametre!)
Ce n'est que bien plus tard que surviendra la 2eme crevaison. En pleine montagne cette fois. On commencait a redescendre sur la vallee de Kathmandhu, dans ces routes en lacets ou camions, bus et rares autres vehicules se croisent a toute vitesse en se frolant. Sensations au rendez-vous, mieux vaut essayer de dormir, meme si ca fait se taper la tete sur le siege en face a chaque tressautement! Pareil, un temps interminable pour changer cette roue. Je suis descendu du bus, voir si je pouvais me soulager de toute cette eau bue. Euhh disons que l'alternative precipice/sortie de virage m'a dissuade. Alors j'ai kiffe le paysage. Ce vert dense, revenu avec les premices de la mousson, ces cultures en etages, comme pour les rizieres, les quelques villages, ou plutot hameaux, parsemes ci et la. Fabuleuse impression d'etre enfin au Nepal.
Au lieu d'arriver a 6am, nous sommes rendus a midi. Apres avoir goute du bon air surpollue de Kathmandu dans les embouteillages.
Au moins, on se dit avec les filles qu'on a paye notre tribut au dieu du voyage galere. Mais c'etait sans compter que la guest house (l'hotel) que nous avons choisi, ou Tiphaine etait alle lors de son precedent sejour, etait... ferme. Pour travaux. Basse saison quoi. On remet les sacs sur le dos, on en trouve une autre, non sans mal, on negocie sec les chambres et leur prix. Et a peine installes, vous n'allez pas le croire, mais on voit debarquer une horde de militaires en uniforme nepalais, camouflage bleu, plus des flics. Juste devant notre chambre, sur le balcon, ce petit monde defile. On s'attend a voir les voleurs arretes, le cuisinier de l'hotel menotte ou au pire a etre expulses pour des raisons dont nous aurons jamais connaissance. Mais non, c'est la "Kathmandu Crime Police"!
Et la on s'offre un fou-rire nerveux, en apprenant que l'hotel que nous avons choisi a ete le theatre d'un suicide ce matin.
Zen Kathmandhu, zen...

13 juin 2008

Varanasi (Benares)

Chers tous,
C'est par une matinee ou l'on a les jambes lourdes d'un train de nuit bonde que nous arrivames a Varanasi.
Il est tout juste 8 heures quand le rickshaw envoye par notre hotel se pointe, se frayant un chemin parmi les familles endormies sur le sol de la gare, surbondee aussi, tiens tiens... Il nous reconnait sans mal, devinez pourquoi! Oui, la saison n'est pas tres propice au tourisme dans le Nord, nous sommes les seuls "Non-Indians" (comme ce qu'on lit a l'entree des sites touristiques, =prix x5 ou x10 pour nous).
Le rickshaw stoppe au bout de 20 min de cahutements desormais familiers a travers la folle circulation qu'il faudra un jour que je vous decrive, tellement tu penses que jamais ca passe, mais si, ca passe. Et la, on le suit, encore groggis, revant du lit qui nous attend. Mais prete-t-on alors attention aux ruelles que nous empruntons ? Je me rappelle les avoir largement redecouvertes apres, et cela sans fin, jusqu'a notre depart de la ville.
Il s'agit d'un dedale inextinguible de minuscules rues, dans lesquelles il est parfois difficile de circuler avec le sac-a-dos, ou l'on se croise difficilement avec des humains, alors avec une vache, c'est une affaire, je dirais, technique. Oui, beaucoup de vaches a Vanarasi, pas aussi bien portantes que mes fieres Fresian australiennes, mais aussi enclines a la bouse. Le mot d'ordre fut donc: watch your steps, attention a la glissade!
Notre hotel, negocie a 200 ruppees la nuit (environ 3 euros, on a deja paye moins...!) donne carrement sur les ghats. Sur le Gange. Notre chambre aussi. On ne va pas insister sur le confort spartiate de la chambre avec une vue donnant sur ce fleuve sacre, on est simplement epoustoufles.
Les ghats, c'est la deuxieme partie de la ville, ce sont ces fameuses marches qui plongent dans le fleuve, ou la vie de Varanasi bat son plein. Ablutions rituelles quotidiennes, ceremonies religieuses, jeux d'eau, siestes, commerce, promenades, lieux de meditation, et... cremations.
Ce premier matin, une fois debarbouilles et remotives (on avait decide de ne pas se reposer finalement), emmenes dans un batiment surplombant le ghat des cremations, quel choc ce fut, pour tous les deux, de VOIR, de nos yeux voir ces corps se consumer sur des buchers. Quelques buchers seulement. Et un bucher par personne decedee. Mais toute la journee et toute la nuit, ces buchers brulent. Cette fumee... Je passe bien evidemment sur des details malseants. Lorsque que l'on s'eloigne, la fumee est toujours presente, mais on sent davantage les odeurs fortes des bois nobles, comme le santal, qui sont vendus aux familles pour constituer le bucher.
Mourir a Varanasi pour un Hindu est un moyen d'arreter le cycle des reincarnations, d'atteindre ainsi le nirvana.
Partout dans la ville, se trouvent des temples dedies a telle ou telle divinite, celle de la variole parmi d'autres! On voit pour des ceremonies speciales des files de pelerins obstruer une ruelle, les hommes d'un cote, les femmes de l'autre, bien sur.
Nous avons croise par hasard des Canadiens de Montreal, croises auparavant a Delhi, par deux fois, et maintenant nous decidons de passer du temps ensemble. On echange nos impressions sur cette ville millenaire, "plus ancienne que le temps lui-meme" a dit Gide.


Nous dirigeons maintenant nos pas vers le Nepal, ou nous esperons trouver une atmosphere moins oppressante, (au niveau du climat aussi!) mais tout aussi culturellement riche.

7 juin 2008

Agra

A 4 heures de train de Delhi, se trouve la ville qui abrite le joyau de l'Inde, le plus beau monument jamais construit par amour, le Taj Mahal.
La ville est appelee Agra, et nous sommes heureux d'y etre en basse saison touristique. Bon c'est sur, il fait un temps a faire fondre le bitume, (et il fond, quand il y a du bitume). Des chiffres? 43-45 degres, ambiance chaleur seche, 3 a 4 litres d'eau par jour et par personne, mais on a pas compte les kms parcourus a pied entre les sites a voir. Car oui, le Taj Mahal, s'il se plante en toute majeste aux abords de la Yamuna, n'est pas le seul heritage historique d'Agra!

Bref, 3 jours bien remplis, dont une journee a Fathepur Sikhri, une ville construite pour etre la capitale de l'Uttar Pradesh, l'etat ou nous sommes. Mais bon, le bonhomme , qui se trouve etre le grand-pere de celui qui a construit le Taj 100 ans plus tard n'a pas pense a l'approvisionnement en eau. HAHAhaha. Echec donc, ville desertee mais seulement apres sa mort, qui oserait facher un empereur moghol? Des batiments splendidement ornes, croisements de cultures si riches... et TOUT en gres rouge: imaginez bien que lorsqu'il faut enlever les chaussures pour entrer dans une mosquee, on a danse joliment, meme a travers les rares tapis (sac de riz en coton etales par terre le plus souvent) c'est CHAAAUUD pour les petons!


Le Taj Mahal est un bijou absolu, tout de marbre et de pierre blanche, des voutes entieres incrustees de pierre precieuses multicolores, une feerie... surtout sans avoir attendu pour entrer, ce qui malgre tout joue sur l'enthousiasme, et surtout avec ce soleil couchant, avec la vue sur la riviere Yamuna...


Next step, apres la nuit que l'on s'apprete a passer dans le train: Varanasi ou la ville sacree du Gange. Autant dire d'autres palpitations...


Je vous aime.

Delhi-Old Delhi-New Delhi

Parti de Pondicherry, de Chennai, et de la vie assez chouette qu'on s'amusait tous a vivre dans ce coin-la du monde et du temps, je suis monte dans un train qui m'emmena 40 heures plus loin dans le Nord, a Delhi. Oui 40 heures.

Je dis "je", mais nous sommes un "nous". Je voyage avec Johanne, qui est en Inde depuis 3 mois et on s'est dit, "tiens? on part une fois qu'on est gueris, ca te dit?" Fievres affolantes, infection pulmonaire, allergies aux medicaments pour Joanne; jolies fievres aussi pour moi, infections de l'oeil (le meme oeil droit qu'en Australie), d'une blessure au pied... bref, c'est aussi l'Inde, ces petits desagrements!

Aujourd'hui j'actualise ce blog, en vous envoyant du tres tres frais, comme je vais tenter de le faire ces prochaines semaines de voyage a travers le Nord du pays et peut-etre au-dela des frontieres (le Nepal nous tente enormement) (tente de trekking).

Voici quelques images d'Old Delhi, car de Delhi, nous avons plus arpente la vieille partie de la ville. La ville capitale de l'empire moghol. De 1649 a 1857 si vous voulez le savoir. La capitale fut ensuite Calcutta jusqu'en 1911, quand ce gai-luron de Georges V decida de construire l'autre partie de la ville, New Delhi. Puis la ville vit une monstrueuse extension demographique durant ces dernieres decades (aujourd'hui plus de 17M d'hab).

Donc pour nous, meme si on a visite les monuments de la gloire britannique et des "Residents", ou Gouverneurs (palais impressionnants tout de meme), on a prefere cette Old Delhi: plus musulmane, plus de bazars et de couleurs, plus de cycle-rickshaws que de travaux pour le metro et puis on y a passe plus de temps voila tout!

Place aux images, attention les yeux, le port de lunettes est vivement recommande.


New Delhi Station

Un rickshaw-wallah de confession sikh (=barbe, cheveux tres longs sous le turban, peigne en bois ou ivoire + une epee, dague le plus souvent)


Meet my friend Joanne !
La plus grande mosquee d'Inde, Jama Masjid, vue du toit de notre hotel.

Humayun Tomb.

Cricket scene in a park.

Bazaar.


Jama Masjid, vue de la haute tour, pas de princesse emprisonnee up there.

5am, avant de partir pour Agra. Des chevres sur un toit?!

Magnifique pollution, on ne distingue rien a 150 m.