14 juin 2008

On the road to Kathmandu

On nous l'avait pourtant bien dit que c'etait pas facile d'aller au Nepal par la route.

Mais j'ai toujours pense qu'a vaincre sans peril, on triomphe sans gloire.

Et puis quoi, on parle du NEPAL! Ce petit pays montagneux qui heberge avec le Tibet les plus hauts sommets de la planete, le Toit du Monde. 8848m pour l'Everest, mais ca a peut-etre change depuis mon ecole primaire. Nous avons soif de fraicheur, de verdure a perte de vue, ces pentes vertigineuses coiffees par les neiges eternelles...
Notre lyrisme est pertube par les quelques mesaventures du trajet.

Ca commence donc a la gare de Benares. Nous livrons une lutte sans merci pour arriver a monter dans notre train de nuit. Il y a une foule incroyable et on a l'impression que tout le monde veut monter dans notre wagon! C'est une veritable guerre pour arriver jusqu'a nos couchettes, que seulement une experience de vie en Inde nous a prepares a donner. Si seulement ca avait ete le bon train! Ce n'est qu'une fois installes sur nos couchettes (toujours en classe Sleeper), presque prets pour la nuit, qu'un Indien reclame nos places, verifie nos tickets et nous apprend que ce train-ci part pour Mumbai (Bombay)! Notre train est donc en retard, c'est la folie a Benares. Et on a eu chaud, car le train avait commence a partir, lentement, quand nous sommes enfin arrives a descendre du wagon!
Apres quelques changements de quais, nous voila enfin partis.

Destination Gorakhpur, d'ou nous pouvons prendre un bus pour rejoindre la frontiere nepalaise. Le bus nous emmene en quelques heures a 2km de la fameuse frontiere Sunauli-Belahya. La seule au Nord a pouvoir etre empruntee par les etrangers. Cyclo-rickshaw, puis money change : en tant que foreigners, il nous faut des US dollars pour payer le visa, ou des euros mais ni Joanne ni moi n'avons de devises europeennes (depuis quelques mois meme!). Le visa paye, les formalites au point, nos premiers nepalais rencontres (bon, OK, ils sont fonctionnaires a l'Immigration) nous accueillent par un grand "Namaste! Welcome to Nepal!" tout sourire, et en choeur. Il est 16h et nous sommes les premiers etrangers de la journee a passer la frontiere, si on ne compte pas le Finlandais qui nous a grille d'une heure.

Bonheur de passer cette porte symbolique! La temperature n'est pas moins chaude, mais il y a indeniablement plus de sourires et cela peut rafraichir meme le plus fatigue des routards.
Reste a attendre Tiphaine, une amie de Pondicherry, que nous avons croise par hasard a Varanasi, et nous avions decide de s'attendre a la frontiere. Elle arrivera pour prendre un bus ensemble. Night bus, s'il vous plait. Sans clim, merci. Et prudence sur la route hein. Pas de crevaisons par exemple ahah. Et la vient la suite du trajet galere.

Le premier pneu qui eclate fait un bruit qui nous a tous reveilles. Une bonne heure pour changer le pneu, enorme le pneu, faut dire. On repart avec un bruit pas tres rassurant: les Nepalais ne sont pas rassures eux-meme. On s'arrete donc prendre une autre roue de secours dans un garage local. (Evidemment que le garage du coin a des roues de bus d'1,5m de diametre!)
Ce n'est que bien plus tard que surviendra la 2eme crevaison. En pleine montagne cette fois. On commencait a redescendre sur la vallee de Kathmandhu, dans ces routes en lacets ou camions, bus et rares autres vehicules se croisent a toute vitesse en se frolant. Sensations au rendez-vous, mieux vaut essayer de dormir, meme si ca fait se taper la tete sur le siege en face a chaque tressautement! Pareil, un temps interminable pour changer cette roue. Je suis descendu du bus, voir si je pouvais me soulager de toute cette eau bue. Euhh disons que l'alternative precipice/sortie de virage m'a dissuade. Alors j'ai kiffe le paysage. Ce vert dense, revenu avec les premices de la mousson, ces cultures en etages, comme pour les rizieres, les quelques villages, ou plutot hameaux, parsemes ci et la. Fabuleuse impression d'etre enfin au Nepal.
Au lieu d'arriver a 6am, nous sommes rendus a midi. Apres avoir goute du bon air surpollue de Kathmandu dans les embouteillages.
Au moins, on se dit avec les filles qu'on a paye notre tribut au dieu du voyage galere. Mais c'etait sans compter que la guest house (l'hotel) que nous avons choisi, ou Tiphaine etait alle lors de son precedent sejour, etait... ferme. Pour travaux. Basse saison quoi. On remet les sacs sur le dos, on en trouve une autre, non sans mal, on negocie sec les chambres et leur prix. Et a peine installes, vous n'allez pas le croire, mais on voit debarquer une horde de militaires en uniforme nepalais, camouflage bleu, plus des flics. Juste devant notre chambre, sur le balcon, ce petit monde defile. On s'attend a voir les voleurs arretes, le cuisinier de l'hotel menotte ou au pire a etre expulses pour des raisons dont nous aurons jamais connaissance. Mais non, c'est la "Kathmandu Crime Police"!
Et la on s'offre un fou-rire nerveux, en apprenant que l'hotel que nous avons choisi a ete le theatre d'un suicide ce matin.
Zen Kathmandhu, zen...

2 commentaires:

marion a dit…

t'ecris bien mon vincent :) Ca me fais des frissons meme des fois!

Des bizous au Nepal.. j'espere rever et te voir dans tes aventures.. Profite profite profite..

Bizous

Belette a dit…

Mais y'a quoi sur les routes? des clous? des punaises? des oursins?

y'a que des changements de pneus....