13 juin 2008

Varanasi (Benares)

Chers tous,
C'est par une matinee ou l'on a les jambes lourdes d'un train de nuit bonde que nous arrivames a Varanasi.
Il est tout juste 8 heures quand le rickshaw envoye par notre hotel se pointe, se frayant un chemin parmi les familles endormies sur le sol de la gare, surbondee aussi, tiens tiens... Il nous reconnait sans mal, devinez pourquoi! Oui, la saison n'est pas tres propice au tourisme dans le Nord, nous sommes les seuls "Non-Indians" (comme ce qu'on lit a l'entree des sites touristiques, =prix x5 ou x10 pour nous).
Le rickshaw stoppe au bout de 20 min de cahutements desormais familiers a travers la folle circulation qu'il faudra un jour que je vous decrive, tellement tu penses que jamais ca passe, mais si, ca passe. Et la, on le suit, encore groggis, revant du lit qui nous attend. Mais prete-t-on alors attention aux ruelles que nous empruntons ? Je me rappelle les avoir largement redecouvertes apres, et cela sans fin, jusqu'a notre depart de la ville.
Il s'agit d'un dedale inextinguible de minuscules rues, dans lesquelles il est parfois difficile de circuler avec le sac-a-dos, ou l'on se croise difficilement avec des humains, alors avec une vache, c'est une affaire, je dirais, technique. Oui, beaucoup de vaches a Vanarasi, pas aussi bien portantes que mes fieres Fresian australiennes, mais aussi enclines a la bouse. Le mot d'ordre fut donc: watch your steps, attention a la glissade!
Notre hotel, negocie a 200 ruppees la nuit (environ 3 euros, on a deja paye moins...!) donne carrement sur les ghats. Sur le Gange. Notre chambre aussi. On ne va pas insister sur le confort spartiate de la chambre avec une vue donnant sur ce fleuve sacre, on est simplement epoustoufles.
Les ghats, c'est la deuxieme partie de la ville, ce sont ces fameuses marches qui plongent dans le fleuve, ou la vie de Varanasi bat son plein. Ablutions rituelles quotidiennes, ceremonies religieuses, jeux d'eau, siestes, commerce, promenades, lieux de meditation, et... cremations.
Ce premier matin, une fois debarbouilles et remotives (on avait decide de ne pas se reposer finalement), emmenes dans un batiment surplombant le ghat des cremations, quel choc ce fut, pour tous les deux, de VOIR, de nos yeux voir ces corps se consumer sur des buchers. Quelques buchers seulement. Et un bucher par personne decedee. Mais toute la journee et toute la nuit, ces buchers brulent. Cette fumee... Je passe bien evidemment sur des details malseants. Lorsque que l'on s'eloigne, la fumee est toujours presente, mais on sent davantage les odeurs fortes des bois nobles, comme le santal, qui sont vendus aux familles pour constituer le bucher.
Mourir a Varanasi pour un Hindu est un moyen d'arreter le cycle des reincarnations, d'atteindre ainsi le nirvana.
Partout dans la ville, se trouvent des temples dedies a telle ou telle divinite, celle de la variole parmi d'autres! On voit pour des ceremonies speciales des files de pelerins obstruer une ruelle, les hommes d'un cote, les femmes de l'autre, bien sur.
Nous avons croise par hasard des Canadiens de Montreal, croises auparavant a Delhi, par deux fois, et maintenant nous decidons de passer du temps ensemble. On echange nos impressions sur cette ville millenaire, "plus ancienne que le temps lui-meme" a dit Gide.


Nous dirigeons maintenant nos pas vers le Nepal, ou nous esperons trouver une atmosphere moins oppressante, (au niveau du climat aussi!) mais tout aussi culturellement riche.

2 commentaires:

romain a dit…

Whaou!!
Je viens (enfin) d'admirer ton blog, c'est une vraie claque, une reelle merveille, certes tout ceci n'est que technologique, mais il n'enpeche que ca impressionne. Tu es en train de vivre quelque chose d'incroyable. Merci de nous le faire partager.
Je viens de mettre une heure a devorer ton blog, j'attends les nouvelles du nepal avec impatience....

Julien a dit…

Salut Vinz, il semble que ça aille mieux niveau santé vu que tu t'es remis à bourlinguer, tant mieux.

Allez bonne continuation dans tes tribulations.

A+